Le voyage de Marcel Grob, mémoires d’un Malgré-Nous
L’histoire des Malgré-nous est toujours enfouie dans les mémoires, dans les familles alsaciennes et du reste de la France. Ceux qui l’ont vécue n’en parlent pas. Les enfants et les…
L’histoire des Malgré-nous est toujours enfouie dans les mémoires, dans les familles alsaciennes et du reste de la France. Ceux qui l’ont vécue n’en parlent pas. Les enfants et les…

Auteur prolifique, Jean-Pierre Pécau publie une dizaine d’albums chaque année. Connu pour ses séries uchroniques à succès, Jour J ou L’Homme de l’année, il parcourt aussi l’Histoire “vraie” comme dans cette nouvelle collection publiée par les éditions Soleil. Cette série sera courte, 8 ou 10 volumes, elle traitera sous une forme “à la Dumas” d’épisodes de l’Histoire de France qui ont été des moments clés, charnières, des moments où la France a changé de visage : 18 Brumaire, mai 40, 1958. Ces dates correspondent à des changements de régime orchestrés par des comploteurs qui verront leur créature, “leur sabre”, leur échapper pour réaliser un destin personnel. Jean-Pierre Pécau revient pour nous sur la naissance de la série et sur sa conception de la bande dessinée historique.

Moulinsart semble ne plus avoir aucun mystère. Il est indéniable que le château de Cheverny a inspiré l’architecture de la demeure du capitaine Haddock. Mais qu’en est-il du toponyme « Moulinsart » ? L’historien moderniste Fadi el Hage a mené l’enquête pour Cases d’Histoire et les découvertes sur le monument historique qui abrite le capitaine Haddock, Tintin, Nestor et le professeur Tournesol portent un regard neuf, en remettant en cause bien des certitudes.
Florida est le troisième album de Jean Dytar. Dans Le sourire des marionnettes puis dans la Vision de Bacchus, il a déjà montré sa maîtrise des récits complexes, des personnages hantés par la passion et le passé. Avec Florida, il réussit à mener de front, avec clarté, plusieurs histoires : celle de Jacques Le Moyne, de sa femme et de sa famille, de la conquête avortée de l’Amérique du Nord par les Huguenots, des questionnement sur la représentation du monde ou sur la rencontre avec les Indiens et enfin l’utilisation de l’imprimerie et son importance comme instrument de diffusion des savoirs et de leur contrôle. Jean Dytar manie avec aisance ce canevas très dense pour le placer au cœur d’une magnifique aventure romanesque qui suit le lecteur, une fois le livre refermé. Nous avons eu la chance de le rencontrer et d’en parler avec lui.
Morts par la France est un album que Cases d’Histoire ne pouvait ignorer. C’est à la fois un album qui traite d’un fait historique peu connu du grand public et un récit qui montre comment on écrit l’Histoire dans un contexte difficile. C’est aussi une mise en bande dessinée d’une enquête journalistique menée par Pat Perna en 2017, telle que La Revue dessinée et XXI publient depuis plusieurs années.
Mémoires d’un frêne est le quatrième livre de Park Kun-woong traduit en français. Comme les trois premiers, il est ancré dans l’Histoire coréenne et tient un discours politique humaniste sans concession. Dessiné dans un noir et blanc charbonneux, il emprunte la voix d’un arbre pour raconter l’horreur.
Le dernier album de Raives et Warnauts, Sous les pavés tranche dans la production qui sort actuellement sur Mai 68. Si le dessin est documenté, précis, le récit s’éloigne avec bonheur de la simple relation documentaire pour s’engouffrer, sans crier gare, dans un jeu relationnel qui oscille entre le polar et le marivaudage. (suite…)
Loin de la geste habituellement racontée par les « anciens de mai 68 », ce copieux roman graphique scénarisé par Patrick Rotman et dessiné par Sébastien Vassant, et co-publié par Delcourt et le Seuil, raconte les événements vus de l’intérieur (du mouvement étudiant, des ministères et des syndicats) avec humour et distance jubilatoire.
En 2008, Frédéric Niffle est rédacteur en chef du journal Spirou et il invente des pages éducatives sur la science et la nature. Il manque une série historique mais aucun projet ne répond à son exigence de divertissement sérieux et documenté. 10 ans après, Lewis Trondheim lui souffle la bonne idée. Naît alors la collection Le fil de l’Histoire, raconté par Ariane & Nino, scénarisée par Fabrice Erre et dessinée par Sylvain Savoia, dont les quatre premiers volumes paraissent en février dernier. (suite…)
Après le Seuil avec Histoire dessinée de la Guerre d’Algérie de Benjamin Stora et Sébastien Vassant, Belin livre à son tour un gros roman graphique de vulgarisation historique, avec l’historien Paul Preston au scénario et José Pablo Garcia au dessin. Mise au point ambitieuse, cette histoire de la Guerre civile espagnole a le mérite de mettre à portée du plus grand nombre une synthèse minutieuse, sérieuse et documentée.
Publié par les éditions Rue de Sèvres il y a déjà plusieurs mois, Ma guerre de Tiburce Oger et Guy-Pierre Gautier a marqué beaucoup de ses lecteurs. Pas seulement par l’histoire – vraie – qu’ils racontent, mais par le sentiment que l’album procure une fois la lecture achevée : une irrésistible pulsion de vie et d’espérance.
Les éditions Delcourt viennent de publier un incroyable album de bande dessinée réalisé à partir d’images historiques et de textes de l’époque de la Commune de Paris (1871). Raphaël Meyssan, auteur de cet ovni éditorial, entre livre expérimental, enquête policière et récit historique très documenté, nous donne les clés pour rentrer dans son travail.
24 millions d’albums, 61 volumes, les Tuniques bleues sont toujours là et les fans suivent avec plaisir les aventures du sergent Cornélius M. Chesterfield et du caporal Blutch engagés dans l’armée de l’Union dans la Guerre de Sécession. Jusqu’au 7 janvier, le musée du cheval à Chantilly rend hommage à Willy Lambil, dessinateur des Tuniques bleues depuis 1972, à l’occasion de la sortie du dernier volume de la série, L’étrange soldat Franklin.
Jean-Claude Fournier n’avait jamais dessiné la guerre, mais comment faire autrement quand on décide de travailler avec Kris. Délaissant, dans le tome 1, le côté trop sombre de la guerre, les deux compères proposent une histoire qui fait la part belle aux sentiments humains. Mais comme le dit Fournier, “de toute façon, je ne suis pas doué pour dessiner les méchants, mais je vais devoir m’y mettre pour le tome 2…“
Les histoires de pirates sont un genre en soi, codifiées depuis Stevenson puis modernisées par Hollywood et Disney. Comment raconter autrement l’histoire d’un capitaine cruel et aventureux dans les mers de Caraïbes sans tomber dans les lieux communs ? Avec Lolonoa, Fanny Lesaint parvient à renouveler le genre pour en faire une autobiographie introspective sans oublier les bagarres à l’épée, les îles paradisiaques et les abordages sanglants.
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