couve_matteo_240x310_t4_telNous attendions cet album depuis quatre longues années sans savoir ce qu’il allait advenir de Mattéo. Son retour à la vie a été difficile, on a cru qu’il aspirait à une vie tranquille près de ses amis au bord de la mer, l’appel de l’aventure a été plus fort : on retrouve Mattéo au cœur des combats de la Guerre d’Espagne.

Le dessin de Gibrat est toujours aussi prenant, élégant, les femmes toujours aussi jeunes et charmantes, les amis toujours là, mais Mattéo est revenu de tout. Il a laissé ses illusions dans les tranchées de 14, à Petrograd en octobre 17 et dans les geôles du bagne. Il n’aspire à rien d’autre qu’à la tranquillité et à une vie banale. Entre les copains et le Tour de France, l’ambiance fraternelle des quelques mois du Front populaire, tout semble réuni pour que Mattéo trouve enfin la vie à laquelle il aspire. Mais Jean-Pierre Gibrat n’en a pas fini avec lui. Il reste encore un conflit dans lequel il doit plonger pour achever son parcours.

Quand ce quatrième album commence, Mattéo, Robert et Amélie vont au bout de leurs idées : combattre les fascistes et l’endroit idéal pour cela est le front qui s’ouvre en Espagne. Mattéo, fort de son expérience, est balancé à la tête d’une petite brigade qui part à l’assaut d’Alcetria, un petit village tenu par les franquistes et un mystérieux sniper. La petite troupe doit attaquer, prendre et tenir le village, Mattéo a fort à faire pour commander ce groupe d’anarchistes va-t’en-guerre et inexpérimentés.

Dans cet entretien, Jean-Pierre Gibrat revient sur cette série et sa conception des personnages, de l’histoire et de l’écriture.

Mattéo, quatrième époque. Jean-Pierre Gibrat (scénario, dessin et couleurs). Futuropolis. 64 pages. 17€

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