sobd05Réfléchir sur le 9e art, c’est en résumé ce que propose à ses visiteurs le Salon des Ouvrages sur la Bande Dessinée, qui se tient depuis 2013 dans la Halle des Blancs Manteaux (Paris 4e). Des stands de livres sur le sujet (et d’autres de petits éditeurs de BD), une exposition et une quinzaine de tables rondes animent tout un week-end. Retour sur l’édition de l’année dernière avec un entretien à quatre voix sur les manières de raconter la guerre en BD.

L’une des 16 tables rondes organisées pendant le week-end concernait en effet la manière de représenter, de raconter la guerre en bande dessinée. Pour en parler, quatre intervenants. Trois auteurs, David B. (invité d’honneur du SoBD 2014 et auteur de La Lecture des ruines), Jeanne Puchol (dessinatrice de Vivre à en mourir, sur un scénario de Laurent Galandon) et Emmanuel Guibert (auteur de la trilogie La Guerre d’Alan) et un journaliste, Stéphane Dubreil (que les lecteurs de Cases d’Histoire connaissent bien, tout comme Thierry Lemaire, l’animateur de la rencontre).

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Stéphane Dubreil, Jeanne Puchol, David B., Emmanuel Guibert et Thierry Lemaire.

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Avant de commencer vos albums, avez-vous été confrontés à des difficultés ?

Jeanne :

 

David :

 

Emmanuel :

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Une page de La Guerre d’Alan.

Comment avez-vous décidé que votre récit allait être une biographie, une fiction ou un documentaire ?

Jeanne – Emmanuel – David – Stéphane :

 

Contrairement à beaucoup d’histoires de guerre en bande dessinée, vos récits se déroulent à hauteur d’hommes.

Jeanne – Emmanuel – David :

 

Abordons maintenant la question de la documentation. Avez-vous eu des difficultés ? Je sais que le visage de ton personnage principale a été problématique pour toi Jeanne.

Jeanne :

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Les trois portraits de Marcel Rayman. A gauche, la photo de famille à 17 ans. Au centre, au moment de son arrestation. A droite, avant son exécution.

Les trois portraits de Marcel Rayman.
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Photo tirée de l’extrait inséré dans les Actualités françaises du 2 mars 1945 (voir la vidéo sur le site de l’INA).
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Robinson Stévenin, dans L’armée du crime de Robert Guédiguian (2009).
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Pierre Clémenti, qui incarne le jeune résistant dans L’affiche rouge de Frank Cassenti (1976).

 

Emmanuel :

 

David :

 

Stéphane :

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Une page de Vivre à en mourir.

Pour les récits sur la guerre ou autour de la guerre, il y a aussi l’écueil de la représentation des combats. Est-ce qu’il faut les représenter ? Comment les représenter ?

Jeanne :

 

Emmanuel :

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Le fameux canon à rêves de La lecture des ruines.

 

Rendez-vous les 5 et 6 décembre prochain pour la nouvelle édition du SoBD. Cases d’Histoire y sera présent en tant que partenaire média et vous aurez l’occasion d’y croiser pendant le week-end quelques-uns des membres de son équipe (Thierry Lemaire y animera par exemple une table ronde sur « La traduction en BD », le dimanche à partir de 15h).

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Le SoBD 2015 sera toujours à la Halle des Blancs Manteaux, dans le 4e arrondissement.
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Une vue panoramique des stands du SoBD 2014.

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