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Mathieu Darrieutort

3 octobre 2025
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Noir Mondial 78, une étoile pour l’Argentine, mais à quel prix

Cet ouvrage est né de la rencontre de deux hommes et de leur passion commune pour l’Argentine et le football. C’est le premier scénario publié du docteur en civilisation latino-américaine passionné de bandes dessinées, Camille Pouzol (par ailleurs rédacteur pour Cases d’Histoire), mis en images par le dessinateur et peintre muraliste César Carrizzo. Les éditions Otium, à travers leur collection “Historietas”, proposent ici de revenir sur les mois de mai et juin 1978, ceux du Mondial 78 de football en Argentine sous la junte militaire dirigée par Jorge Rafael Videla. Une bande dessinée intense, parfois même pesante à lire par le sujet abordé et un scénario prenant.

Lorsque le mondial 78 est attribué à l’Argentine, le 6 juillet 1966, le pays connaît une période d’instabilité depuis la fin de la première présidence de Juan Perón, onze ans plus tôt. Elle se caractérise par de fortes turbulences économiques et politiques comme en témoigne les renversements successifs de gouvernements démocratiques par une junte militaire, comme en 1955 ou en 1962.

Le général Perón fait son retour en juin 1973 après plusieurs années d’exil en Espagne franquiste, il meurt un an plus tard en juillet 1974. Sa troisième épouse, Isabel Martínez de Perón, lui succède, mais la présidente est déposée en mars 1976 par une junte militaire menée par le général Jorge Rafael Videla, et soutenue par les Etats-Unis. Cette nouvelle dictature est baptisée « Processus de réorganisation nationale », avec pour objectif de « sauver la nation». Cette action est caractérisée par la purge de tous les opposants politiques et la collaboration active avec les autres juntes militaires sud-américaines, comme dans le cadre de l’opération Condor pour ne prendre qu’un exemple *.

Crédit : Pouzol / Carrizo / Otium

Le Mondial 78, une opération de communication

En 1978, l’enjeu est de taille pour la junte : il faut montrer au monde entier la réussite de leur politique et ses bienfaits pour le peuple argentin. La répression atteint son paroxysme pour qu’aucune voix dissonante ne vienne ternir cette fête du peuple argentin. Les protagonistes français de Noir Mondial 78, Elias Santamaria et Franck Martin, évoluent dans ce contexte. Le premier, journaliste pour 12e Homme, un journal sportif lyonnais, est envoyé en Argentine couvrir la totalité de l’iceberg qu’est ce mondial de football. Officiellement, il traite le volet sportif, mais en parallèle, il doit traiter la facette politique de l’événement pour le journal L’Epique. Il se plonge au fur et à mesure de l’intrigue dans les abysses des exactions du gouvernement de Videla.

Le second est un dessinateur engagé contre les dictatures collaborant avec le Comité pour le Boycott de l’organisation par l’Argentine de la Coupe du monde de football (COBA). Proche de François Gèze, éditeur et cofondateur du COBA, il veut mettre en lumière les violations des droits humains perpétrées par la junte militaire tout en soutenant la résistance locale durant son séjour argentin. Sur place, ils sont hébergés par Gil Montés, un journaliste sportif dont la famille et les collègues ont été victimes du gouvernement.

Crédit : Pouzol / Carrizo / Otium

Au cœur de la répression de la junte militaire

En participant à plusieurs actions clandestines, Elias et Franck expérimentent directement les méthodes de répression du gouvernement, en se confrontant notamment aux hommes du « Grupo de Tareas 3.3 » (GT 3.3) de l’École de Mécanique de l’armée (ESMA), unité chargée des enlèvements, de la torture, de la répression, de la suppression et de l’extorsion des opposants. Ils rencontrent Jorge Eduardo Acosta, surnommé « El Tigre », responsable de l’unité d’intelligence des GT 3.3, tortionnaire notoire, condamné tardivement à perpétuité pour ses crimes à l’ESMA, dont viols et « vols d’enfants ».

L’intrigue nous mène sur la place de Mai à la rencontre des mères dont les enfants ont « disparus », à celle de footballeurs présents sur place ayant à cœur de dénoncer la réalité du terrain comme le Suédois Ronnie Hellström ou « l’Ange Vert » français, Dominique Rocheteau. Cependant, le sujet sportif de ce Mundial de football est ici bien secondaire.

Crédit : Pouzol / Carrizo / Otium

Une narration très variée

Nous assistons également à des événements plus officiels comme des conférences de presse avec une ambiance particulièrement oppressante ou des rencontres sportives narrées à la façon d’un commentateur. Les différentes manières de raconter le récit avec notamment des articles de presse viennent renforcer l’immersion, tout en donnant une quantité importante d’informations sans pour autant alourdir la lecture. Le scénario de Camille Pouzol n’omet rien de l’atrocité des événements qui sont dépeints avec une rigueur universitaire.

Le dossier de quatorze pages qui accompagne cette histoire, présente certains personnages historiques et éclaire quelques événements liés à ce mondial. En particulier celui des Mères de ma place de Mai ou l’opposition politique en France entre les partisans du boycott et ceux voulant jouer le mondial. Nous y trouvons également une interview de Dominique Rocheteau réalisée par Camille Pouzol ainsi qu’une bibliographie accessible, pertinente et diversifiée pour les lecteurs souhaitant approfondir le sujet.

Crédit : Pouzol / Carrizo / Otium

Un dessin expressionniste

Le dessin de César Carrizzo donne une substance particulière à cette histoire. Il n’hésite pas à proposer des dessins en grand format, comme ceux pleine page et parfois même en double page pour chaque nouveau chapitre. Ce mode d’expression monumental nous rappelle le médium de prédilection du dessinateur, le muralisme. Un courant né dans les années 1920 au Mexique qui va se diffuser dans toute l’Amérique latine. Ces fresques, qui résonnent directement avec leur contexte car visibles par la population, revêtent généralement une haute valeur sociale et politique. Cette technique, au service du scénario, renforce l’aspect engagé de cette œuvre.

Les sortes de traits qui peuplent les ombres et les arrières plans de presque chaque case de la BD à la manière de brins d’herbes, peuvent être déroutants. Ils donnent une sensation d’étouffement permanent autour des enjeux de ce mondial de football. Comme si de manière métaphorique la pelouse, lieu au premier plan dans un match, s’immisce dans chaque interstice de la société, comme le gouvernement de la junte.

Crédit : Pouzol / Carrizo / Otium

Ce thriller palpitant montre l’évolution d’un personnage, Elias Santamaria, qui fait face à l’horreur du régime militaire, éprouve des tourments moraux et évolue concrètement dans la lutte contre celui-ci. Le zoomorphisme des personnages, un coq et un sanglier comme protagoniste français, n’enlève pas leur individualité tout en leur donnant un anonymat qui renforce paradoxalement l’empathie avec le lecteur. C’est une plongée dans une plaie qui peine à se refermer, une réflexion sur l’usage politique du sport et sur la mémoire des dictatures.


* : Cette période prend fin en octobre 1983, avec l’élection de Raúl Alfonsín, premier président civil depuis vingt-cinq ans. Le bilan s’élève à près de 30 000 « disparus » et fusillés, 9 000 prisonniers politiques, plus de 500 bébés enlevés et 1,5 million d’exilés pour 32 millions d’habitants.


Noir mondial 78. Camille Pouzol (scénario). César Carrizo (dessin et couleurs). Otium. 152 pages. 29 euros.


Les 10 premières planches :

 
  • Mathieu Darrieutort
  • Thierry Lemaire
4.8
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